COUTURIER RETOUCHEUR REPARATEUR

Présentation du titre professionnel ET EVOLUTION

En mars 2026, le titre évolue et change d’intitulé du titre professionnel « Couturier retoucheur » vers « Couturier retoucheur réparateur ». Il passe de trois à quatre blocs avec la création du bloc de compétences  » Procéder à une retouche et une réparation d’un vêtement ou d’un accessoire textile ». Chaque bloc est composé de différentes compétences professionnelles.

A l’issue de cette restructuration du référentiel, le nombre total de dix compétences, reste cependant inchangé. Le titre RNCP 41914 est un titre de niveau IV (baccalauréat).

ANALYSE DU TITRE


L’évolution de l’emploi de couturier retoucheur réparateur a été analysée à l’aide de sources
documentaires et d’offres d’emplois. Plusieurs visites incluant des observations et des échanges avec les titulaires de l’emploi ont été menés dans des ateliers boutiques répartis dans différentes régions en France, en zone urbaine, banlieue ou milieu rural. Des entretiens ont également été menées avec des organismes et réseaux de la réparation et retouche de vêtements. Enfin, des réunions d’échanges ont été organisées avec ces professionnels, des représentants de la fédération professionnelle UNACAC (Union
Nationale des Artisans Couturiers et Activités Connexes) et quelques représentants de la formation afin d’ajuster le référentiel aux besoins en emploi.
En 2023, on comptabilisait environ 40 200 entreprises de couture de moins de 20 salariés. L’emploi s’exerce majoritairement en tant qu’artisan indépendant dans des ateliers boutiques avec près de 23 800 non-salariés.

Certains adhèrent à des réseaux ou des plates-formes numériques pour être aidés dans le
développement de leur activité. La majorité de ces structures sont enregistrées en tant que fabricant de vêtements sur mesure, cependant on constate que leur chiffre d’affaires est réalisé en majorité, voire en totalité, dans le secteur de la retouche et de la réparation de vêtements.
Cette activité a fortement augmenté en raison d’une part d’un soutien financier lié à la mise en place du dispositif « Bonus réparation » pour les textiles et les chaussures depuis 7 novembre 2023, d’autre part en raison de préoccupations écologiques et économiques grandissantes de la société afin de moins gaspiller.

La demande en up-cycling ou customisation,par exemple fabriquer un accessoire textile à partir de tissus réemployés, est plus marginale, car économiquement moins rentable et mobilise déjà toutes les compétences techniques possédées par le couturier retoucheur réparateur.
La fabrication de vêtement féminin sur mesure se maintient, car elle répond aux besoins des clients avec des morphologies singulières, ou en recherche d’un vêtement à porter pour un évènement par exemple une cérémonie ou qu’ils ne trouvent pas dans un magasin de prêt-à-porter. De plus la maîtrise technique de conception et de la fabrication aussi bien à la machine qu’à l’aide de points mains les plus courants garantissent un savoir-faire et une qualité de résultat utile également pour les prestations de retouche et
de réparation. La connaissance de diverses techniques de montage de vêtements très divers, parfois anciens, est une aide précieuse pour le professionnel.
Enfin, dans l’exercice du métier de couturier retoucheur réparateur, la qualité de l’accueil, du conseil et de l’essayage reste essentielle pour contractualiser des prestations. Le professionnel est dans ce domaine également amené à davantage maîtriser les outils numériques pour établir ses devis, ses factures ou communiquer avec sa clientèle.

Description DU METIER

Le couturier retoucheur réparateur assure des prestations de création de vêtement féminin sur mesure, de retouche et de réparation sur différents types de vêtements y compris masculin, enfant et de divers accessoires textiles, tels que housses de produits d’ameublement ou pochettes.
Il accueille, écoute, questionne le client pour comprendre sa demande, l’oriente dans ses choix, et propose une solution technico-économique répondant à son besoin. Il lui communique le tarif de la prestation à l’aide d’une grille préétablie ou après avoir élaboré un devis qu’il lui fait signer pour valider sa commande.
Quand il conçoit un vêtement féminin sur mesure, tout d’abord il réalise le patron de base correspondant aux mesures du corps du client. Ensuite il produit le patron du vêtement et une ou des toiles intermédiaires qu’il bâtit et fait essayer afin d’apporter d’éventuelles modifications aux patrons. Pour cela il s’appuie sur des techniques de transformation issues de méthodes de coupe à plat.
Ensuite il débute sa fabrication par la coupe des pièces de tissu à l’aide du patron du vêtement. Il travaille majoritairement avec des étoffes en chaîne et trame, parfois en maille ou des tissus de seconde main (dentelle de vêtement ancien) dont il connaît les caractéristiques techniques. Puis il assemble, à l’aide de machines à coudre, des sous-ensembles, certains qu’il a préalablement renforcés par pose de thermocollant. Il utilise diverses techniques de piquage qu’il applique également dans le montage et la finition du vêtement. Certains éléments, tels que doublure, boutons, accessoires sont posés à la machine ou manuellement, ce qui implique une maîtrise des points mains les plus courants.
Dans le cas de prestations de retouche ou de réparation, il définit le mode opératoire adapté pour permettre au vêtement ou à l’accessoire textile d’être porté ou à nouveau fonctionnel. Pour cela il a recours à différentes techniques d’assemblage et de reprisage à la machine ou à la main. Cette activité apporte le plus de chiffres d’affaires dans de nombreux ateliers boutiques et contribue à une économie plus circulaire. Elle bénéficie de la mise en place du bonus réparation qui permet au client d’avoir une déduction financière sur certaines prestations quand le professionnel est agréé.
Il conçoit et fabrique des vêtements féminins de type pantalon, robe, tunique, jupe, alors qu’en retouche et réparation il intervient également sur des pièces à manches, par exemple blouson, veste ou manteau.
Il exerce souvent seul ou en tant que salarié dans des ateliers boutiques, dans des magasins spécialisés en robes de mariée ou de soirée, parfois au sein d’entreprises d’entretien et de réparation de vêtements professionnels ou de costumes, ou d’associations. Certains artisans adhèrent à des réseaux ou plates formes numériques, qui leur apportent une meilleure lisibilité et une assistance technico-commerciale.
La majorité des professionnels est en contact avec la clientèle, les fournisseurs et pour les salariés avec leur responsable hiérarchique. Le professionnel travaille en position assise ou debout en fonction des postes et du matériel utilisé, et se déplace fréquemment vers divers postes de travail dans l’atelier. Il est soumis à un rythme de travail assez soutenu, nécessitant attention et précision, et des capacités de concentration, à la suite d’interruptions liées aux visites des clients.
L’ergonomie au poste de travail ainsi que la qualité de l’éclairage jouent un rôle important sur l’aisance de réalisation des tâches et sur la fatigue du professionnel. L’activité est peu bruyante. Les horaires sont généralement en journée, mais l’amplitude de la durée de travail et les jours d’ouverture sont adaptés à la disponibilité de la clientèle.

Secteurs d’activité et types d’emplois accessibles par le détenteur du titre


Les différents secteurs d’activités concernés sont principalement :

Commerce de l’habillement
Entreprises de location et d’entretien de vêtements
Entreprises du spectacle ou de l’évènementiel ou de loisirs
Associations et chantiers d’insertion
Les types d’emplois accessibles sont les suivants :
Vendeur (se) de prêt-à-porter, de tissus et d’articles de mercerie
Couturier(ère)

Lien vers le référentiel –